article · Rives méditerranéennes/Rives méditerranéennes
Exploitée pour ses ressources halieutiques depuis l’Antiquité, la lagune de Bahiret El Bibane (Tunisie) passe au début du Protectorat français sous le contrôle de concessionnaires privés, liés à l’administration coloniale. Ce changement de statut s’accompagne d’une perte de contrôle des populations locales sur la lagune. Leurs pêcheries artisanales sont démantelées, leur habitat traditionnel détruit. Une grande bordigue, qui existe encore aujourd’hui, est installée à proximité de l’îlot Sidi Ahmed Chaouch. Cette prise de possession coloniale se heurte, dès les dernières années du xixe siècle, à une résistance plus ou moins ouverte des pêcheurs locaux. Cette résistance sera régulièrement affirmée jusqu’en 1954. L’accession à l’indépendance, en maintenant l’existence de l’ancien monopole colonial, a contribué à effacer la mémoire des anciennes communautés halieutiques de la lagune. L’hostilité de certains pêcheurs au régime des concessions demeure pourtant une réalité, comme en témoigne l’ampleur des pêches illégales qui affectent aujourd’hui Bahiret El Bibane.
This page summarises published work. The authoritative version sits with the publisher.
DOI: 10.4000/rives.9590
Is something wrong with this record? Report it or request removal.
Discussion
Have you built on this work, tried to replicate it, or seen it applied in practice? Share what you know. Verified researchers and MARATTO™ domain experts can open a discussion, and any member can reply. Contributions are reviewed before they appear.
No discussion yet. Open the first thread.
New to MARATTO™? Create a free account.