article · The journal of the Cameroon Academy of Sciences
Natural disasters in the 1980s that involved gas explosions in lakes in the western highlands of Cameroon - indeed the northern part of the south western quadrant of the national triangle - and Mt. Cameroon eruptions in the late 1990s led to a renewed interest in the volcanicity of the Mount Cameroon Volcanic line that runs from the latter to the centre of the Sahara desert. Apparently singular events revived memories and oral traditions of similar events in a relatively distant past, indeed several centuries. The paper offers a broader perspective in the understanding of the volcanicity of the range and human agency through a hermeneutics of narratives and interpretation of practices in adaptation to certain dramatic events around Lake Oku in a relatively far past. The argument is that human communities in traditional societies, in their adaptation to natural hazards, in this case, volcanic activity, collapse the nature-culture divide, wherein humans and their environments constitute inseparable wholes. Cosmologies and cosmogonies as well as oral memory appear in strategies of adaptation to unpredictable environments that are both endowed and likely to usher in disaster. The sites of the volcanic activity (mountains, lakes) are thus also places of veneration, livelihoods, competition/conflict and cultural manifestations all integrated into one complex whole. Beyond these preoccupations, the geological history emerges as the background for understanding the region. Des désastres naturels des années 1980 suite aux fuites gazeuses des lacs situés dans les hautes terres de l’ouest du Cameroun - en fait, la partie septentrionale du quadrant au sud-ouest du triangle national - et les irruptions du mont Cameroun à la fin des années 1990 ont suscités un intérêt autour de la volcanicité de la ligne volcanique du mont Cameroun qui part de celui-ci jusqu’au coeur du Sahara. Ces évènements apparemment isolés ont également mis en relief des souvenirs et des traditions d’activités similaires au cours de l’histoire relativement éloigné, remontant à quelques siècles. L’article se propose une perspective compréhensive de la volcanicité dans les hautes terres de Bamenda et les réactions des communautés humaines à partir de l’herméneutique des récits et des pratiques d’adaptation suivant certains évènements spectaculaires aux environs du lac Oku dans un passé relativement lointain. L’hypothèse que nous soutenons est la suivante : des communautés humaines dans les sociétés traditionnelles, en s’adaptant aux risques naturels, ne tiennent pas en compte le grand partage entre nature et culture, cher à la pensée moderne. C’est ainsi que les êtres humains et leurs environnements redeviennent des ensembles inséparables. Des cosmologies et des cosmogonies de même que des traditions orales se trouvent au coeur des stratégies d’adaptation aux environnements précaires qui sont en même temps dotés et susceptibles aux désastres. Des sites d’activités volcaniques (montagnes, lacs) sont aussi des lieux de culte, d’activités de survit, de compétition/conflits et de manifestations culturelles, tous intégrés dans un ensemble. Au-delà de ces préoccupations se trouvent l’histoire géologique qui sert de fond pour comprendre la région.
This page summarises published work. The authoritative version sits with the publisher.
DOI: 10.4314/jcas.v22i3.4
Is something wrong with this record? Report it or request removal.
Discussion
Have you built on this work, tried to replicate it, or seen it applied in practice? Share what you know. Verified researchers and MARATTO™ domain experts can open a discussion, and any member can reply. Contributions are reviewed before they appear.
No discussion yet. Open the first thread.
New to MARATTO™? Create a free account.